Le citoyen-électeur, si on en parlait ?!

Publié le par F-EDITIONSNAIRE

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   L’électeur ?! Parlons-en.

             Dieudonné L. NAIRE


   

      De tous les marqueurs sociaux que concentre l’acteur social, celui d’électeur pourtant non-actif en permanence, ressurgit avec vigueur au moment des grandes échéances électorales comme celle de Mai prochain déjà comparé, non sans raison, à un référendum, concentre, on le voit, toutes les attentions. Ce qui ne manque pas souvent de titiller nos esprits engourdis de froid.
    Le citoyen lambda, épinglé à nouveau comme électeur semble n’être moins propriétaire de son vote qu’une simple propriété acquise du candidat par ses qualités intrinsèques. Ce transfert magique du régime de pouvoir, mieux, cette aliénation au sens juridique, donne soudainement au candidat, le droit de s’évaluer, avec les sondeurs, en termes de volume de voix dont il serait devenu par ce tour de passe passe démocratique, le propriétaire légal ! En effet, à ces décisions sont attachées toutes les voix fondées et espérées dont ce dernier peut ainsi se targuer. C’est, sans nul doute, par ce jeu que la candidate du centre chrétien et aussi les leaders du fameux nouveau centre se sont librement octroyé le droit de décider de leur alliance avec le Président-candidat sortant, d’autant plus que leur propriété clamée, l’électeur, leur sont soumis bec et ongles ! Un solide et mystérieux pacte dont seul le candidat semble posséder l’acte entérinant cette acquisition.
    Curieux jeu démocratique que celui où l’électeur, gage du poids politique du candidat, n’a pas, avant l’élection passée, le droit à la parole s’échangeant entre les candidats. De plus, tous les moyens sont bons pour s’attirer à n’importe quel prix la sympathie de cet acteur présent-absent, tel un simple panneau indicateur sans droits, même de parole et sans existence réelle et individuelle.
    Comment dans ces conditions comprendre la distorsion des fonctions qui devraient unir l’électeur avec son candidat. C’est le premier qui l’établi et le second ne doit du reste son pouvoir qu’à la sanction du premier : l’électeur. Ce dernier est en tout état de cause, l’employeur légal du candidat. Celui sans lequel le candidat ne peut être constitué et légitimé. Ce qui pose finalement la question cruciale du contrôle de la voix donnée par l’électeur.
    Comment assurer cela en dehors de toute approche réelle, engagée et volontariste  partagée par tous, d’une démocratie de proximité où électeur et candidat se conviendraient, terme après terme, des rôles de chacun.
    Pourquoi n’en serait-il pas ainsi un jour ?!

 

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F
L'intervention du Président candidat hier à Marseille était pathétique..."Aidez-moi, aidez-moi" sonne comme l'aveu d'un candidat en mal d'argument et convaincu que la mobilisation des affects<br /> pourrait faire oublier au "peuple français" tout le mal qu'il lui a causé cinq ans durant. Le rapport du "peuple" à l'homme politique est ainsi à nouveau revisité. L'anti-système que récupère le<br /> Président candidat sonne étrangement comme l'un des plus gros mensonges. Les traitres de la patrie seraient ainsi connus. Quelle honte.
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V
<br /> <br /> C'est bien et fort pertinent, tout cela et même tous vos articles<br /> <br /> <br /> <br />
F
Curieuse époque ou soudainement le politique en appel au peuple...
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F
Deux livres qui inaugurent un nouveau ton et une façon nouvelle d'écrire.<br /> Quêtes de poésie engagée et Le Retardataire<br /> Chez www.monpetitediteur.com
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F
<br /> <br /> On ne saurait se dédouaner de cette question politiquement critique : l'électeur, de quoi dispose-t-il pour décoder les programmes politiques des candidats ? On regrettera Pierre Bourdieu à<br /> jamais...<br /> <br /> <br /> <br />