L'après écriture: que reste-t-il à l'auteur ?

Publié le par F-EDITIONSNAIRE

     

                                               Pages choisies: Grand frère, Roman, Dieudonné L. NAIRE, 

                                                       septembre 2012, 220 pages, en cours d’édition.

    Voilà tout ou plus exactement, que restera-t-il de tout ceci, après cette composition littéraire, excessive et imparfaite, quant à son ton et projet de mieux représenter par l’écriture un autre bout des univers de notre réalité d’être humain, si ce n’est ce redoutable sentiment, on ne peut plus flou, de n’être pas aller jusqu’au bout de cette histoire imaginée, de ne pas m’être laisser aller aux diverses pistes auxquelles elle m’ouvrait alors au fil de sa construction, mais aussi de n’en avoir pas assez dit ou pas tout du tout ! C’est sans doute ce sentiment d’inachèvement doublé d’incomplétude tenace, d’une quête perpétuelle et inassurable, de compréhension du réel humain par l’écriture, du moins par les compositions et créations qu’elle produit et qui poussent toujours vers un autre et toujours autre nouveau projet d’écriture ; une quête infinie mais heureusement suspensive pour seulement un temps, le temps d’une vie, d’une époque, d’une génération, d’un genre et style d’écriture nouvelle.

Des points finaux successifs qui jamais ne purent rien à cette satiété créative, si ce n’est cet inévitable passage rituel essentiel, dont on a déjà, semble-t-il, vécu ici-bas certains des traits par les univers littéraires relatant leurs possibilités et réalités imaginales.

Va mon écriture et offres-toi aux émotions des critiques pour la complétude heureuse de tes inachèvements demeurés rebelles.

J’ai dit et écris cela à la fin des pages de Grand frère pour partager avec tous.

Vas, GRAND FRÈRE, vis de ta propre vie si on t’en donne l’occasion. Moi, je me réserve à d’autres évasions tout en me souvenant que des mois durant j’ai vécu comme un Grand Frère. Vas Grand frère, titiller, si tu le peux certains esprits encore engourdis et émerveillés par une Europe qui n'a pas apporté que du bonheur aux autres que lui.

Ah que ne reviennent aussi ces autres temps pourtant troubles ou un auteur se proclama écrivain des pauvres, estimant ainsi que le réalisme romanesque est loin d’être une régression du nouveau roman d’autant plus que sa dépersonnalisation, qu’accompagne une certaine dé-contextualisation, détourne simplement l’auteur des enjeux sociétaux réels devant lesquels il ne peut s’autoriser, pour son seul confort moral, la moindre indifférence!

 

Contact : editionaire@yahoo.fr

2, Avenue Jules Ferry,

84110 Vaison La Romaine

 

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